PaReNtHèSe 17 ,MémOriAL dU SoUvEnIR

* Objets inanimés avez-vous donc une âme

qui s'attache à notre âme et la force d' aimer ? *

Alphonse de Lamartine . 

 

Ma parenthèse inanimée nous conduit en ce 10 mai ,en Martinique 

 

Je vous laisse découvrir ce mémorial où je ne manque pas de me recueillir à chaque séjour dans mon île.

Je dédie ce billet aux personnes qui encore de nos jours  subissent le poids  d'une certaine forme d'esclavage ( véritables  chaînes)

 A toutes ces petites-jeunes filles africaines

 

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 Cap 110

     de Laurent Valère, situé Anse Caffard, en Martinique, fut édifié en 1998, sur le territoire et à l’initiative de la ville du Diamant à l’occasion du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage.

Le site a été choisi en hommage aux victimes du dernier naufrage de navire négrier de l’histoire de la Martinique. Aux abords de l’Anse Caffard, du nom du colon Jean Caffard, un navire transportant 300 esclaves s’échoua en pleine tempête sur les rochers de la côte, la nuit du 8 avril 1830, alors que la traite avait été déclarée illégale. Le bateau fut entièrement détruit, son nom et sa nationalité jamais établis. Six cadavres furent repêchés. Les corps des marins furent inhumés au cimetière, ceux des esclaves enterrés à quelques mètres du rivage. 86 captifs, dont 26 hommes et 60 femmes, eurent la vie sauve et furent transférés vers Fort de France.

Le concepteur, Laurent Valère, est un Martiniquais né en 1959. L’œuvre déposée à même le sol, forme un ensemble de 15 bustes de personnages affligés, présentés de manière serrée, en triangle (référence au commerce triangulaire). Construites en béton armé et blanchies au sable de Trinité-et-Tobago, chacune des statues pèse 4 tonnes pour une hauteur de 2,5 m. Elles sont orientées au cap 110 (est-sud-est), en direction de l’Afrique et du golfe de Guinée, d’où leur nom. Toutes présentent un même visage penché dans le même sens, accablé, affligé, les yeux baissés vers la terre et la mer. Elles figurent la foule des victimes anonymes de la traite.

 

 

- Voici une analyse de l’oeuvre par Jean-Luc Bonniol : "Toujours sur la commune du Diamant, à l’extérieur du bourg, une œuvre remarquable, dans tous les sens du terme, a été installée sur le littoral, juste en face du célèbre rocher du Diamant, manifestant une intention nettement monumentale et clairement commémorative. Intitulée Cap 110, Mémoire et fraternité, elle relève plus de l’évocation que de la reconstitution du passé en tant que telle. Elle est flanquée de ces nouveaux panneaux explicatifs, qui satisfont aux normes de la mise en tourisme d’aujourd’hui (avec traduction anglaise…). En 1830, lors s’une violente tempête, un navire négrier (qui pratiquait à cette époque une traite clandestine) se fracassa contre le rocher, entraînant vers le fond sa cargaison humaine : les quelques rescapés qui purent gagner la côte provoquèrent un dilemme juridique quant à la fixation de leur statut, comme lors du célèbre épisode de l’Amistad… L’œuvre consiste en un ensemble de bustes formant un vaste triangle disposé sur un morne dominant la mer : ils sortent de terre, les bras tendus le long du corps, touchant le sol, la tête légèrement inclinée, regardant la mer, dans la direction, au loin, du Golfe de Guinée… Œuvre au fort symbolisme, qui ne manque pas de puissance, provoquant le surgissement dans la conscience du visiteur de l’innombrable foule des victimes de la traite…"

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Le président de la République française français, Jacques Chirac, avait décidé de faire du 10 mai la Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en métropole : l'occasion pour la France métropolitaine d'honorer le souvenir des esclaves et de commémorer l'abolition de l'esclavage.

Au-delà de l'abolition, la journée devrait engager une réflexion générale sur l'ensemble de la mémoire de l'esclavage, longtemps refoulée, pour la faire entrer dans notre histoire. L'occasion aussi de s'interroger sur la façon dont la mémoire de l'esclavage peut trouver sa juste place dans les programmes de l'école primaire, du collège et du lycée. La volonté également de développer la connaissance scientifique de cette tragédie. Enrichir notre savoir, c'est le moyen d'établir la vérité et de sortir de polémiques inutiles.

La date du 10 mai correspond à l'adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira "reconnaissant la traite négrière transatlantique et l'esclavage".

Un site à visiter :

 

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